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-Point de situation politique et répercutions financières possibles sur l’épargne-

Le referendum sur le maintien du Royaume-Uni a finalement débouché sur un « Brexit » (52% des votes), soit un saut vers l’inconnu. Si l’issue restait incertaine, la dernière semaine semblait plutôt favorable à un scénario de maintien au sein de l’Union Européenne. Aussi le résultat final a surpris les investisseurs, et la réaction des marchés a été brutale.

IMPACT POLITIQUE AU ROYAUME-UNI

Sur le plan politique, un des premiers impacts a été l’annonce de sa démission par M Cameron. Au sein même du Royaume-Uni, les nationalistes écossais et l’Irlande du Nord se sont d’ores et déjà prononcés « pro- UE ».

IMPACT POLITIQUE AU SEIN DE L’UE

Pour la vieille Europe, les conséquences sont surtout politiques c’est pourquoi les conséquences de sortie du Royaume-Uni sont à tempérer. L’Union Européenne est une construction économique, diplomatique et monétaire. Le Royaume-Uni n’a jamais fait parti de l’union monétaire et dispose de sa propre banque centrale. De la même manière, le Royaume-Uni n’a jamais usé de sa voix diplomatique ou militaire, de concert avec l’Union Européenne, se rapprochant plus volontiers, comme toujours historiquement, des Etats-Unis.
D’un point de vue économique, le rôle des britanniques était trouble : partenaire intégré sur le volet commercial, ils étaient au contraire en opposition constante sur les volets économiques, particulièrement sur l’uniformisation fiscale ou la centralisation économique. Dans ce cadre, avec une construction bancale avec le Royaume-Uni qui n’avait de cesse de demander une situation privilégiée tout en freinant systématiquement la construction européenne, la sortie était sans doute la voie la plus souhaitable.

Deux chemins s’ouvrent désormais à l’Europe.
1-Le cas le plus défavorable serait des sorties régulières des membres de la Zone Euro. Une embellie très nette de la situation anglaise augmenterait naturellement la probabilité d’un tel scénario.
2-L’autre chemin nous entraînerait sur une construction cohérente de l’Europe, avec une harmonisation fiscale et une gouvernance économique qui ne se résume pas à un monstre bureaucratique. Espérons que ce BREXIT créera un électrochoc qui permettra à nos élites, menacées, de se montrer enfin à la hauteur.
Le vote espagnol, guère favorable aux partis populistes et anti-européen, donne l’impression qu’à ce stade, l’exemple du Royaume-Uni effraie plus qu’il ne convainc.
Du référendum grec au Brexit, les volontés de se rebeller contre la zone euro n’ont pour l’instant pas semblé récompensées. A l’Union Européenne de montrer aux autres pays qu’ils auront eu raison d’y rester.

IMPACT BANQUES CENTRALES

Le message avait été clair : les grandes banques centrales seront, une fois encore, au rendez-vous pour stabiliser le marché (en injectant des liquidités dans l’économie par les rachats de dettes et de titres) en cas de choc suite à une sortie du Royaume-Uni.
Ces politiques monétaires (dite de quantitative easing) auront pour effet secondaires notamment de continuer à faire baisser les taux (taux d’emprunts, rendements des comptes/livrets bancaires et des fonds euro...).

IMPACT MARCHE

Actions:
La réaction des marchés suite au résultat du referendum a été brutale, et les actions se sont inscrits en net replis sur la journée de vendredi. C’est notamment le cas pour les actions européennes et japonaises (-7.5% sur la journée en monnaies locales), alors que les marchés américains et émergents ont fait preuve de résilience (-2.5% à -3.5%).
Néanmoins, les trimestres se suivent et se ressemblent. D’un côté, nous voyons émerger des valeurs «politiques» qui réagissent aux élections, et aux mouvements des régulateurs ainsi qu’aux gesticulations de nos élus. Ainsi les banques, qui baissent à chaque choc politique, pour remonter quand le régulateur semble vouloir limiter la pression, sont devenues des valeurs « politiques ». Les secteurs des télécommunications ou de l’énergie obéissent régulièrement à la même logique.
Au contraire, les valeurs industrielles, de consommation, de moyennes et petites tailles, opérant sur des marchés moins régulés, sont capables de tirer leur épingle du jeu et surtout subissent nettement moins les évènements politiques sur le long terme, même si les secousses actuelles ne les épargnent bien sûr pas.
Si les perturbations sur les marchés ne sont pas à négliger et si la prime de risque pourrait augmenter, ces nouvelles perturbations politiques ne sont pas pour nous les fondements de la prochaine crise financière et économique mondiale.
A noter : le choc baissier est à relativiser alors que les marchés avaient progressé sur les dernières séances : ainsi, sur la semaine, les actions européennes chutent de -1.9% et le MSCI World (indice action monde) ne baisse que légèrement à -0.45%.

Change:
Le JPY (Yen japonais) et l’USD (Dollar américain) ont joué leurs rôles de valeurs refuges dans un contexte de regain de volatilité. L’or a nettement progressé, revenant au-dessus des 1300 dollar l’once.

IMPACT SUR LES FONDS EN PORTEFEUILLE ET VOS CONTRATS EN UNITÉS DE COMPTE

Nous n’envisageons aucun mouvement d’ampleur sur les portefeuilles à court terme. La volatilité restera élevée et l’impact du vote ne sera vraiment appréciable qu’à moyen terme. D’autant que la baisse des marchés actions reste relativement mesurée au regard des niveaux que nous anticipions.
Nous maintenons donc notre stratégie d’allocation, en restant investis mais défensifs.

Votre conseiller se tient à votre disposition pour vous renseigner.

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