Celui-ci comprend un impôt sur le revenu au taux de 12,8 %, auquel s’ajoutent des prélèvements sociaux de 17,2 % ou 18,6 % selon la nature des revenus, soit une imposition globale de 30 % ou 31,4 %.
Toutefois, les contribuables peuvent opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est globale : elle concerne l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values mobilières entrant dans son champ.
Un choix parfois plus avantageux…
Le barème progressif peut s’avérer intéressant dans certaines situations, notamment pour les contribuables faiblement imposés ou lorsqu’ils bénéficient de mécanismes particuliers, comme l’abattement de 40 % sur les dividendes.
Mais ce choix nécessite une analyse préalable, car il n’est pas systématiquement plus favorable que le PFU.
… mais jusqu’à présent irrévocable
Jusqu’à présent, l’option pour le barème progressif présentait une particularité importante : elle était irrévocable.
Autrement dit, un contribuable qui constatait après coup que ce choix lui était finalement défavorable ne pouvait plus revenir en arrière.
Cette rigidité pouvait conduire à des situations pénalisantes, notamment en cas d’erreur d’appréciation ou d’évolution de certains éléments fiscaux.
Une souplesse introduite par la loi de finances pour 2026
La loi de finances pour 2026 met fin à cette irrévocabilité.
À compter des revenus perçus en 2026, qui seront déclarés en 2027, les contribuables pourront revenir sur l’option exercée pour le barème progressif.
Cette évolution constitue une mesure de bon sens. Elle apporte davantage de souplesse et limite les conséquences d’une option qui se révélerait finalement inadaptée.
Une décision qui reste à étudier avec attention
Cette évolution ne remet toutefois pas en cause l’importance d’une analyse préalable.
Le choix entre PFU et barème progressif reste une décision globale, qui dépend notamment du niveau d’imposition, de la nature des revenus perçus, des éventuels abattements applicables ou encore de la situation patrimoniale du foyer.
Si la loi de finances pour 2026 introduit davantage de flexibilité, il reste préférable de faire le bon choix dès l’origine plutôt que d’avoir à le corriger ultérieurement.


