Fiscalité : un levier puissant…
Dans la pratique, il s’agit le plus souvent d’un PER assurantiel, car les PER bancaires ne permettent pas de déduire les versements de vos revenus.
Vous bloquez de l’épargne pour la retraite et, en contrepartie, vous réduisez immédiatement votre impôt, proportionnellement à votre tranche marginale d’imposition (11 %, 30 %, 41 %…). Plus votre taux est élevé, plus l’effet levier est fort.
… mais pas une fin en soi
Placer tout son PER sur un fonds euro à 1 ou 2 % revient à immobiliser son épargne pour un rendement faible. Pour que l’avantage fiscal ait du sens, il est judicieux de diversifier les supports et d’accepter une part de risque mesurée, afin d’aller chercher de la performance à long terme.
C’est pourquoi il est essentiel de déterminer son profil investisseur (rendement espéré, tolérance au risque, horizon de placement).
Transmission : une subtilité trop souvent oubliée
Comme l’assurance-vie, le PER comporte une clause bénéficiaire.
- Avant 70 ans, le PER bénéficie d’un régime fiscal très favorable (abattement de 152 500 € par bénéficiaire et assiette de taxation réduite).
- Après 70 ans, les règles changent : l’ensemble des capitaux décès est réintégré dans l’actif successoral (article 757 B du CGI). Dans ce cas, il est souvent préférable de désigner le conjoint comme seul bénéficiaire, afin d’éviter un surcoût fiscal..
Mais attention : la fiscalité dépend de l’âge de l’assuré au moment du décès (et non de l’âge lors des versements, comme en assurance-vie). Cette subtilité peut avoir un impact majeur et conduire à revoir la rédaction de vos clauses bénéficiaires.
Rappelons enfin que le conjoint marié ou le partenaire de PACS (désigné par testament) bénéficient d’une exonération totale des capitaux transmis.
Une enveloppe à piloter avec stratégie
Chez VIA Gestion de Patrimoine, notre cabinet en gestion de patrimoine, nous pouvons être amenés à conseiller à nos clients de dédier chaque contrat à un objectif clair :
- un PER orienté revenus complémentaires à la retraite
- un PER pensé comme outil de protection du conjoint
- et, à côté, d’autres supports (immobilier, assurance-vie, placements financiers) pour compléter la stratégie.
Ainsi, le PER ne se résume pas à une simple “carotte fiscale”. C’est une enveloppe qui peut devenir un véritable booster patrimonial… à condition d’être utilisée dans le bon cadre et avec une allocation adaptée.
Pour savoir comment intégrer le PER à votre stratégie, n’hésitez pas à évoquer le sujet avec un conseiller VIA.


